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L'histoire de la Bretagne nous rattrappe

Le petit port de Guin-Zégal (orthographié “Gouine Ségal” au 19ème siècle) a été aménagé en 1854 par la commune de Plouha, aidée par les marins pêcheurs, qui ont établi un brise-lames en pierres sèches, couvert à mi-marée. Le nom de Gwin Zégal viendrait de “gwinizh” (le froment) et de “segal” (le seigle), deux céréales cultivées autrefois sur les terrains bordant la falaise.

Ce type d’amarrage par des chaînes entre deux pieux n’est plus utilisé qu’à Porspoder (Pors Mazou) et à Plouha (Gwin-Zégal). Une ligne de mouillage fut ajoutée en 1907, pour former 4 lignes. L’abri compte aujourd’hui 43 pieux d’amarrage en chêne (arbres avec leurs racines), pouvant accueillir 30 bateaux de pêcheurs-plaisanciers. 55 bateaux sont prévus pour la suite. 
La commune de Plouha et l’association des pêcheurs-plaisanciers ont récemment rénové le site, en plantant de nouveaux arbres et en consolidant la jetée. Cependant, il faut remarquer que le sentier qui conduit au port est du domaine privé ; il devrait être restauré au 1er semestre 2019. L’îlot est également du domaine privé.

Le cinéma s'interesse à cette région

Ces lieux extraordinaires ont été plusieurs fois utilisés pour des décors de films.
Comme Port Dahouët, ce site hors du commun attire les cinéastes par son charme et son originalité. 
Le dernier film en date, “Le bateau ivre” de Dominique Philippe, sorti en le 25 Avril 2018 comporte des scènes tournées dans ces lieux reconnaissables. L’affiche du film comporte l’image du port de Gwin Zegal à marée basse. 

Une technique exceptionnelle

Le port de Gwin-Zegal est constitué aujourd’hui de deux sillons de pierre (tout venant), dont le premier sillon protège la crique des vents d’ouest et de nord. Le premier sillon mesure environ 40 mètres de longueur, pour une hauteur de 2, 50 m, il sert de brise-lames. Le deuxième sillon est beaucoup plus court et peu élevé. Entre ces deux sillons, 5 rangées de pieux permettent l’échouage d’une flottille de bateaux, ne dépassant pas 6 m de longueur.
Le principe du mouillage sur pieux de bois est le suivant : un puits est creusé à une profondeur d’environ 1, 50 m, puis un tronc d’arbre haut d’une quinzaine de mètres, encore muni de ses racines y est placé et maintenu verticalement par des pierres. Les canots sont amarrés entre deux rangées de pieux, distantes de 15 m environ, avec une grosse chaîne et une aussière, amarrée par l’avant et l’arrière. La chaîne est capelée directement sur le pieux à 6 m de hauteur.

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